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Laissez libre cours à votre créativité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Séance d'analyse du 20 mars 2007

Cette séance d'analyse faisait suite au concours FFCV de 2ème et 1ère division qui s'était déroulé du 16 au 18 mars 2007. L'occasion de rappeler que 4 films du CAP ont été présentés à ces concours régionaux d'Ile de France : 2 de François Dubief - dont l'excellente "Vie secrète des libellules", malheureusement portés absents (suite à une erreur d'agenda de l'auteur !) , 1 de Robert Tassinari - "L'Ardoise", sélectionné au concours national FFCV de Bourges 2007 et un 4ème d'Yves Bardon - "Décors de rêve", récompensé d'un 3ème prix en deuxième division.

Nous avons analysé ensuite un premier film d'Yves Bardon : "Sur les pas de Saint François d'Assise" dont le tournage eut lieu en 2001 à Assise en Italie :

Saint François y naquit en 1182 et y fut enseveli en 1226.

On y découvre la basilique qui lui est consacrée et qui fut très endommagée lors du dernier temblement de terre de 1997. L'église inférieure de la basilique contient le tombeau du saint, les épousailles de François et de Dame Pauvreté. L'église supérieure est couverte quant à elle de fresques avec le cycle de "La vie du Saint" reprenant les "Histoires de l'Ancien et du Nouveau Testament".

 

 

La basilique Saint François en 2001

Les évocations de Saint François sont présentes dans d'autres églises d'Assise hélàs toutes en réfection à l'époque où le tournage eut lieu. Depuis l'Ermitage des prisons on domine la ville. Saint François y parlait aux oiseaux. L'Ermitage a été construit plus tard par Saint Bernardin de Sienne. Les premiers Frères Francisains s’étaient installés dans une étable en ruines, à quelques kilomètres au-dessous d’Assise, à côté de la rivière le Rivotorto. Une modeste église fut bâtie au-dessus de ce point et l’étable reconstruite en pierre à l’intérieur. Les frères y eurent la vision de François porté sur un char de feu.

On découvre aussi le couvent de San Damiano où Saint François séjourna à plusieurs reprises. Il y établit en 1212 Sainte Claire et ses soeurs. Yves Bardon évoque en conclusion l'histoire de Saint François et du loup qu'il terrorisa et amadoua et qui finit ses jours nourri par les habitant d'Assise.

Dans les commentaires d'Yves Bardon on dénombre plus de 25 fois le mot "François". La projection achevée et Philippe Segal s'accorde à dire qu'il s'agit là d'un film religieux. "Non" rétorque Robert Tassinari ... "mais presque". Yves Bardon précise qu'il est parti deux fois à Assise à 50 ans d'intervalle. Il précise que le tournage des fresques n'a pas été exploité dans la version finale du montage car les images étaient trop sombres. Il a dû se rabattre sur les photographies d'un livre. Certains lui indiquent à ce sujet la présence de nombreux flous dans les images notamment lors des 1ères scènes.

Robert reconnaît néanmoins que le film est intéressant car historique et bien documenté même si sur le plan technique il demeure imparfait. On décèle notamment une différence très nette entre les vues extérieures de la basilique et les fresques souvent floues et au coloris rougeâtre (restituées à partir des photographies). Les panoramiques verticaux sur celles-ci sont également très hachés.

Concernant le mixage son : le volume des chants religieux est un peu trop élevé. Le film se conclut par le commentaire suivant : "Nous allons quitter François sur cette scène". Marie Cipriani indique apprécier pour sa part une telle formule de conclusion. Ce n'est pas un avis unanime.

Enfin Robert indique à Yves Bardon que sa retranscription de la vie de Saint François d'Assise manque sans doute aussi de relief. On y relève une certaine fadeur : mais à part donner à manger aux petits oiseaux, qu'a-t-il donc fait ce François pour devenir Saint ?

Bref, le sujet religieux ne semble pas avoir passionné les foules. Il n'en reste pas moins que ce film d'Yves Bardon demeure une retranscription historique fidèle et documentée. Merci à Yves qui par ailleurs a reçu beaucoup de compliments d'un prêtre témoin du film achevé.

Nous avons ensuite analysé 4 films primés au concours national de Bourges 2006. Pour rappel : vous pouvez voir l'intégralité de ces films en ligne depuis le nouveau site de CINEVIF en vous enregistrant préalablement sur le formulaire électronique dédié (cliquez sur l'icône de la maisonnette puis allez dans connexion).

IDSH 66-407C

Réalisé par Vincent Pili, France, 2005
Genre : Fiction, Durée : 5 mn
Tourné en 16/9, son : Stereo
Actrice principale : Claire Baumann
1er prix au concours national de Bourges 2006

 

Dans un futur peut être pas si éloigné, une adolescente sauvage, réduite à chaparder et à mendier, se retrouve être la cible de policiers municipaux prêts à employer tous les moyens pour la capturer. L'avis premier des spectateurs du CAP est mitigé : "Il n'y a que des effets spéciaux ! C'est une escroquerie ..." Robert Tassinari nuance : il y a un fil d'Ariane mais il est vrai que si on retire les effets spéciaux, l'histoire est plate. Robert pense que c'est l'originalité qui a été primée, ainsi qu'une recherche permanente de la mise en scène. Il n'y a pas un plan gratuit. La bande son est particulièrement bien travaillée : il s'agit là d'un son imaginé, inventé de toutes pièces. L'histoire en revanche reste un prétexte. Il n'y a pas vraiment de scenario : c'est juste de l'apparence. En revanche tous sont d'avis que le film parvient parfaitement à retranscrire une ambiance tendue et un suspens toujours sous-jacent. La fin tombe en revanche un peu à plat. Sur une notation de juré, les spectateurs du CAP auraient accrédité ce film de 5 à 8 points sur 10 : soit l'équivalent d'un 3ème ou 2ème prix au concours FFCV, mais sans doute pas un prix du Président de la République.

Ce film a été récompensé au Clap d'Or 2006 et notre magazine préféré Caméra Vidéo & Multimédia lui a consacré un article complet de trois pages dans son numéro de juin 2006 : on y découvre une interview du réalisateur, une description du scénario, une analyse de compréhension de la trâme et une analyse technique scène par scène et quelques astuces utilisées par Vincent Pili lors du montage. L'analyse faite par les redacteurs de "Camera Video" insiste surtout sur la qualité du montage fait de ruptures de rythmes, le travail sur le rendu de l'image ainsi que sur la capacité du réalisateur à réussir des effets visuels efficaces avec des moyens technologiques classiques et modestes.

 

 

BONHEUR

Réalisé par Dylan Spencer, France, 2005
Genre : Fiction, Durée : 9 mn 50

En quatre épisodes, c'est la quête d'un personnage et une histoire d'amour sur le thème de la dépendance et du voyage. Il s'agit là d'un film bien "déjanté". Beaucoup de poésie certains diront, mais une poésie de bon marché s'interrogent d'autres ? Pour Claude Mornave ce film est "pareil que l'autre" (en faisant référence à IDSH 66-407C) : "Enfin franchement, il y a sans doute un phénomène de génération qu'on ne peut nier ... mais franchement Robert ! Ca nous dépasse. De l'originalité ? Mais tu rigoles ou quoi ?" Bref, les avis encore une fois sur ces films à caractère baroque suscite la polémique. Mais il faut essayer de comprendre pourquoi ces films ont été primés. On y décèle un manque de sens évident à tel point que l'on imagine mal curieusement de tels films présentés en concours régional CINEVIF puis montés au national ! La note attribuée par les spectateurs du CAP oscille là encore entre 5 et 6. A remarquer toutefois un 8 de Jacques Chatelain qui a apprécié le trait humoristique de certaines séquences. Bon nombre également ont été impressionnés par la qualité du compositing et surtout des animations : notamment Philippe Segal notre spécialiste au CAP. Max en revanche nous fait une remarque sur les droits d'auteur : encore une fois ils sont bafoués dans ce film. On ne comprend plus très bien pourquoi la FFCV insiste tant sur les droits SACEM lors de l'organisation de ses concours régionaux si elle finit par récompenser au plus haut niveau des films qui ne les respectent de toute évidence pas. Cela demeure un mystère pour tous. Mais comme le dit Robert Tassinari (dans un article qui vient d'ailleurs d'être repris cette semaine dans la revue FFCV de la région Ouest) : il s'agit bien avant tout de relativiser ...

L'AME SEULE

Réalisé par Jean-Sébastien Leroux / Cédric Berthier /
Maximilien Royo, France , 2005
Genre : Animation en pâte à modeler, Durée : 4 mn 25
Musique : Soh So

 

 

 

Un petit personnage à l'apparence d'extraterrestre en proie à la solitude va découvrir ce qui manque à sa vie. On le voit déambuler sur un bureau et s'arrêter à la photographie d'un couple accroché au mur. Cela le laisse pensif. Il se regarde dans la glace et de rage finit par se saisir d'un crayon et dessine la fiancée de ses rêves. Il finit enfin par pleurer de tristesse. Soudain les quelques traces de pâte à modeler restés collés sur le crayon prennent forme alors qu'il s'éloigne : et voici que la fiancée de ses rêves devient un personnage tout comme lui fait de chair à pâte à modeler. Ils s'observent tous deux et elle se jette soudain dans ses bras pour se fondre à nouveau dans le corps de son amoureux. Cette fin est surprenante. La musique est originale. Voilà donc un film d'animation particulièrement réussi. L'expression des visages des personnages est superbement retranscrite : colère, tristesse, féminité ... les émotions sont là. L'animation image par image est superbe, parfaite. La lumière est intéressante. Le générique de début est également une réussite. Bref, tout le monde a aimé. Ce film a été retenu au programme de gala du CAP 2007.

 

 

RABBITS' KILLERS

Réalisé par Joël Sentenac, France, 2005
Genre : Fiction, Comédie, Durée : 3 mn
Production: Vidéo CAGIRE Production

 


Entraînement de deux jeunes chiots chez Jules Bourgagneux pour devenir de futurs chiens de chasse, tueurs de lapins. C'est un "petit film". Tout le monde a eu ce genre d'idée : mettre en scène des animaux domestiques selon un petit scenario rigolo. Sauf que ce film là est allé à Bourges ... petit film sympathique, sans plus.


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