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Laissez libre cours à votre créativité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

de certaines prises de vue où l’on ne voit que le dos de la main au détriment de l’ouvrage. Certains de nous ont trouvé aussi la fin du film un peu trop sobre : ne pourrait-on pas finir par une vue contemplative de certaines œuvres achevées ? D’autres au contraire ont jugé la fin du film en adéquation avec son contenu didactique. Il aurait peut être fallu quelques mouvements légers de caméra pour donner davantage de relief à l’ensemble : de légers travellings par endroits par exemple ou quelques légers zooms en post-production. Le caractère un peu statique de l’ensemble se prête néanmoins au ton général du film et ne déplaît pas forcément à tous. Les commentaires sont particulièrement bons : ni trop denses, ni trop rares, dits au bon moment et avec une voix qui se mélange parfaitement à la musique de fond aux tonalités aériennes, sans course et selon une bonne diction. Décors de rêve d’Yves Bardon est un très bon film. Pour voir le film dans sa version définitive, c'est ici.

pigments et comment procéder ensuite à la pose de la peinture avec délicatesse, précision mais aussi dextérité. Les créations sont libres et variées. Les porcelaines sont enfournées dans le four à cuisson et disposées minutieusement selon leur couleur :  leur place dans le four conditionne en effet la température maximale de cuisson. Le rouge requiert une température de fixation de 720° contre 850° pour le pourpre. Certaines porcelaines vont d’ailleurs parfois nécessiter plusieurs cuissons à des températures différentes. La porcelaine définitive s’obtient après plusieurs heures de refroidissement. Un film d’une clarté remarquable. Les prises de vue ne sont pas trop longues, le son est très bon. Une critique néanmoins au sujet de l’angle

Avec Yves Bardon nous sommes allés faire un tour ensuite à l’atelier de porcelaine de Vanves. Dans son film : Décors de rêve, on apprend comment préparer les couleurs de la porcelaine à l'aide de

l’eau qui dissout la bave entourant la soie. Les vers en eux-mêmes ne les intéressent pas sinon certaines Miaos qui les dégustent comme de simples  friandises ... Le coton est ensuite martelé pour donner meilleure consistance au tissu. Le film nous donne à contempler les vêtements obtenus rehaussés de broderies ou de parures en métal. Chez les Miaos, les enfants sont rarement scolarisés : l’enseignement est gratuit mais les frais annexes sont bien trop élevés pour la famille. Et si les enfants vont à l’école, ils manquent aux travaux de la ferme … Le film évoque ensuite la religion des Miaos, l’animisme, sorte de culte basé sur les ancêtres et la nature ainsi que leur médecine qui se pratique dans la rue sans recours aux

techniques de désinfection : il faut être résistant physiquement pour survivre. Robert Tassinari nous fait visiter également le cœur de la province du Ghizou peuplée des Miaos à longues cornes : une minorité oubliée et oublieuse du monde moderne. On y découvre la danse des femmes Miaos à cornes dont les coiffures sont uniques au monde (nées d’une tradition selon laquelle elles devaient imiter le faisan qu’aurait un jour rapporté de la chasse un homme du village). La pêche aux cormorans qui servent d’appâts est également l’une de leur coutume.

Ce film varié fait suite à un autre reportage réalisé en Chine par Robert Tassinari dans le cadre de sa mission pour une ONG : L’ardoise. L’autre Chine, contrairement à L’ardoise, est né tout d’abord de l’inspiration du cinéaste en voyage. Le résultat est magnifique : les couleurs se mélangent à la musique et nous pénétrons de plain-pied dans la vie des Miaos en ressentant au bout du compte un profond dépaysement. Le film se fait oublier et nous entrons dans la société des Miaos pendant un quart d’heure. On en ressort stupéfaits. Robert Tassinari encore une fois est parvenu à nous bluffer. Prochain rendez-vous aux concours s’il vous plaît …

Il nous introduit également dans les principales villes des alentours : Seiyoun (et le palais du sultan), Tarim (et ses dangers terroristes : Ben Laden en serait originaire) et Mareb (l’ancienne capitale du royaume sabéen). Des images d’un rendu saisissant. Les prises de vue sont incontestablement de bonne qualité hormis peut être sur quelques panoramiques un peu hachés et quelques passages surexposés. On regrette essentiellement que le fil directeur du court-métrage, « La route de l’encens », n’ait pas été davantage exploité afin de donner corps aux nombreux détails du commentaire. La monotonie du fond musical a été relevée à plusieurs reprises. Certes la musique employée est  typique du pays mais celle-ci a été jouée du début à la fin de façon ininterrompue : c’est à éviter. Il aurait sans doute été préférable de casser le rythme et créer la diversité : en changeant la musique ou en la rendant absente pour repasser au silence par endroit. Plus de variété : ce qui est vrai pour le son l’est aussi pour les images qui manquaient de gros plans. Malgré ces défauts, le film de Jacques Mouret demeure sans nul doute une restitution vidéo réussie de l’architecture millénaire pittoresque du wadi Do’han. Si vous voulez voir le film dans sa version finale, c'est ici.

Ensuite Robert Tassinari nous a invité à redécouvrir la population retirée des Miaos de la province du Ghizou en Chine du sud : L’autre Chine de Robert Tassinari ce sont ces paysans chinois qui survivent dans des villages éloignés des grandes villes après avoir fui les autorités. Désormais les sirènes n’y résonnent plus que les jours de fête lorsque l’alcool de riz les allègent de leur sueur. Les Miaos cultivent encore le riz glutineux à l’aide de moyens rudimentaires. Leurs femmes ne sont pas en reste pour les travaux pénibles : elles élèvent les vers à soie réputés en Chine depuis la nuit des temps. Elle font bouillir de

Nous avons rappelé en début de séance que la prochaine assemblée générale du club se tiendrait à côté de la salle des mariages (en salle d’attente) de la mairie du 17ème arrondissement de Paris le mardi 30 janvier prochain à 20H30. Le conseil d’administration sera renouvelé à cette occasion.

Concernant le prochain concours du CAP, Robert Tassinari a précisé l’organiser le 17 février prochain à condition de disposer d’un minimum de 8 films inscrits : le compte y est largement puisque 10 films ont été proposés immédiatement après son intervention.

Quatre films ont ensuite été projetés à l’occasion de cette soirée d’analyse.

Séance d'analyse du 9 janvier 2007

Un premier de Jacques Mouret : Le Yemen : sur la route de l’encens. Parcourue par d'immenses caravanes, la route de l'encens était tracée en bordure du désert du Yemen. Cet itinéraire a marqué l'apogée des royaumes d'Arabie aux alentours des IIIe et IIe siècles av. J.-C. Jacques Mouret nous fait traverser dans son film le wadi Do’han, une succession de hautes falaises ponctuée d’oasis verdoyants, non loin desquelles était produit l’encens à base de résine d’arbres. Des villages aux hautes maisons en pisé s’accrochent aux flanc escarpés du canyon.

 

Pour finir, nous nous sommes recueillis avec François Dubief qui a filmé pour nous la célébration de la messe des animaux du 5 novembre dernier en l’église Sainte Rita à Paris : on y voit Monseigneur Dominique Philippe évêque de l’église Gallicane donnait sa bénédiction aux chiens, chats, dromadaires ou chevaux venus assistés à la messe pour certains dans l’enceinte même de l’église. Nous finissons la cérémonie par une interprétation drolesque du Duo des Chats de Rossini : pour écouter, appuyez sur le triangle de lecture ci-dessous.

Robert Tassinari a demandé à François Dubief non sans ironie si la tête de l’un des fidèles qui obstrue la moitié de l’écran pendant plus d’une minute de séquence du film était un effet comique désiré de sa part. Plus sérieusement le film a été critiqué sur la technique : l’absence de fondus sonores, la trop grande rapidité de défilement du générique, le caractère trop furtif des prises de vue qui empêche le spectateur de pénétrer dans l’ambiance. L’autofocus du camescope semble en revanche avoir fonctionné de façon impeccable.

Malgré ses défauts, le film repose sur un sujet fort original. On retiendra en particulier l’interprétation du Duo des Chats qui a fait rire la salle entière. Merci à François Dubief pour ses films aussi frais qu’inattendus. Un petit effort sur la technique et ils deviendraient magiques.
"Le duo des chats" - Rossini
CAP - Séance du 09/01/2006