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Laissez libre cours à votre créativité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SEANCE D'ANALYSE DU 6 FEVRIER 2007

Ce soir-là nous avons reçu une invitée intéressée par le transfert de films super 8 sur bande numérique et le montage de films familiaux. Pour répondre à son besoin, Claude Mornave nous a d'abord fait un topo sur les modalités techniques du transfert vidéo : plusieurs solutions existent.

  • solution artisanale

Elle consiste à projeter le film super 8 (à l'aide du projecteur super 8 associé) sur un mur blanc selon une image de 10 cm de largeur et à filmer directement le résultat à l'aide de son camescope numérique, quitte à décentrer légèrement les deux sources (projecteur et capteur du camescope) en rognant les bords de l'image à capturer. Cette solution artisanale nécessite un réglage de la balance des blancs du camescope et de sa vitesse d'obturation (de sorte d'éliminer les scintillements de projection). Elle présente l'avantage du coût bien sûr : totalement gratuit.

  • boîte de transfert

Certains toutefois veulent se placer dans les conditions optimales de transfert et bricolent eux-mêmes une boîte de transfert proche de celle qu'utilisent les professionnels. Cette boîte combine un système de lentille associée à un miroir oblique qui permettra de capturer une image de quelques  millimètres carrés parfaitement éclairée et agrandie par l'objectif du projecteur, par la lentille et le zoom du caméscope. Voici en photo l'illustration d'un tel dispositif. Cliquez sur l'image pour accéder au site internet spécialisé dans le transfert de films argentiques qui vous décrira très bien cette méthode.

  • laboratoire professionnel

Enfin les derniers préfèreront ne pas s'embêter et confieront le travail à un laboratoire spécialisé. Les sites spécialisés ne manquent pas : citons par exemple http://www.digitalmemory.net , http://www.mediacapture.fr/ , http://www.8numerique.com/ ou encore http://www.artek-multimedia.com/ . Il faut compter environ 70 euros pour 50 minutes de films super 8 transférés sur cassette mini-DV à partir de deux bobines de 25 minutes chacune.

 

Public de la séance du 6 février 2007

 

Pour finir, Claude Mornave a réservé à notre invitée une preuve par l'exemple : il lui a proposé de visionner l'un de ses propres films de famille issus d'un transfert de bobines Super 8 sur cassette mini-DV. Un régal à vrai dire : car ce film non seulement illustre la qualité technique du transfert de film argentique sur support numérique mais apporte aussi aux films de famille ses lettres de noblesse. On retrouve en effet tout le talent de monteur de Claude dans ce film inédit dont le tournage remonte déjà à 1980. C'est à l'occasion d'un voyage offert à son épouse aux USA, afin de rompre avec les traditionnelles vacances au bord de l'eau dédiées à la plongée sous-marine, que Claude nous a rapporté ce fabuleux témoignage personnel. Un voyage tourmenté , c'est le titre du film. Tout débute par l'angoisse du transport aérien : l'épouse de Claude n'étant pas très rassurée à l'idée de traverser l'Atlantique en avion. Une fois sur place Claude aurait volontiers parcouru l'ouest américain en trains ou poids lourds mais sa femme peu séduite pas ces engins mécaniques a préféré l'orienter vers Sequoia Park pour y admirer des arbres qui ont dépassé les 100 mètres de haut ou les 2000 ans d'existence. C'est ensuite le moment pour le couple de faire la connaissance de Mickey ou Blanche Neige à Disneyland. Mais après ce voyage merveilleux et sans risque il fallait finir par une attraction à sensation un peu plus étourdissante. Claude entraîne alors son épouse sur un train endiablé : mais il se rend vite compte qu'il a sans doute poussé le bouchon un peu loin. Agnès ne veut plus d'attraction désormais ! Et surtout plus d'engins volants. Mais elle pense dores et déjà à l'épreuve du lendemain : l'avion qui doit les emporter près de la rivière du Colorado. Pendant le vol, Agnès se mure dans le silence. Pourtant le pilote a l'air tout à fait sérieux. Elle ne rêve qu'à une chose : attérir le plus vite possible et conclure ce vol interminable. Le pilote entre enfin en contact avec la terre ferme lui permettant d'envisager un monde meilleur. Programme de cette journée : se préparer à descendre le Colorado en pneumatique. Claude évoque à sa femme quelques accélérations à prévoir mais pas très rapides : il se heurte là encore à un silence de plomb. D'un autre côté il est difficile d'imaginer qu'une rivière d'apparence aussi calme puisse devenir rapide. Le lendemain le matériel est attaché solidement. L'aventure commence. Et là les cris d'Agnès retentissent. Elle n'avait pas peur : il y a des chances qu'elle n'aime pas tout simplement. Les rapides sont passés les uns après les autres. Claude s'était bien gardé de montrer à sa femme avant le départ les quelques illustrations qui étaient disponibles du fleuve déchaîné. Stoïque, Agnès subissait : elle était remarquable. Enfin la grande difficulté du voyage était derrière elle. Le lendemain : un tour en land rover attendait le couple. Aux commandes : un gaillard barbu porté sur la bière : ça promettait. Il aimait les flaques d'eau. Et Agnès n'a encore une fois rien dit : aucune parole. Ce même silence, toujours ... Ce tour en land rover leur a réservé un bien mauvais traitement pour le dos : ce n'était pas du cheval mais tout comme, voire pire. Il semblait impossible de stopper le véhicule. Pour se faire pardonner, Claude a promis à sa femme qu'elle aurait carte blanche pour le choix des prochaines vacances. Celle-ci l'a plutôt incité à envisager la réfection prochaine de leur maison de campagne ...

Un bien beau souvenir que Claude a réservé à cette soirée : nous l'en remercions encore.

Nous avons poursuivi la séance d'analyse par un reportage de Jean-Claude Lesueur (ancien membre du CAP) tourné en 2004 et monté en juillet 2006 au sujet du Premier convoi de pièces détachées du nouvel airbus A380 en direction de Toulouse.

Jean-Claude Lesueur a tourné ces images dans la nuit du lundi 5 avril 2004 de 2 heures à 5 heures du matin à Barbotan, dans le Gers, là où le premier convoi Airbus en provenance de Langon et des Landes, a rallié les routes gersoises en direction d'Eauze où il a fait halte toute la journée de mardi avant de reprendre son «envol» à 22 heures vers l'Isle-Jourdain où il était attendu le lendemain matin vers 5 h 30.

Cette traversée a nécessité de nombreux préparatifs comme en témoigne le reportage de Jean-Claude : une camionnette a dû préalablement retirer les panneaux routiers situés sur le parcours. Des motards se sont positionnés à chaque intersection. Les différentes parties de l'avion provenaient en tout et pour tout de 16 pays différents. Le premier semi-remorque apparu portait une aile de 45 mètres de long et de 35 tonnes. La deuxième aile est arrivée juste derrière maintenue à la verticale par des verrins hydrauliques. Les remorques disposaient de 46 à 96 roues selon la charge. Le tronçon central de l'avion a été fabriqué par les allemands. On y aperçevait la partie sur le côté où les ailes s'accrocheraient. La vitesse du convoi ne dépassait pas les 16 km / heure, et ce jusqu'à Toulouse l'étape finale. Jean-Claude a suivi le convoi jusqu'à sa première étape à Eauze où il a capturé les images des engins au repos. 15 jours plus tard, il est revenu sur ce parking pour y filmer la partie avant de l'avion ainsi que deux nouveaux tronçons.

Ce reportage est apparu trop répétitif. Certains d'entre nous ont noté par ailleurs que l'heure du camescope était apparente sur la vidéo, qui plus est inexacte au regard des horaires cités dans le commentaire. Robert Tassinari estime que Jean-Claude Lesueur aurait certainement gagné à concentrer son film sur quelques séquences clés : comme les passages difficiles du convoi par exemple lorsque celui-ci pouvait raser certaines maisons et se faufiler dans d'étroits passages.

Pour conclure cette soirée, nous avons enfin regardé un film de démonstration réalisé par notre webmaster Olivier GRANDI, au sujet du site internet du Club et des modalités prévues de mise en ligne des oeuvres audiovisuelles des membres du CAP. Cette vidéo instructive a été réalisée à l'aide d'un logiciel de capture vidéo d'écran du PC (utilisé pour la démo internet) , d'un camescope numérique PD-150, d'un micro-cravate HF XLR et d'un logiciel de capture son associé à la carte mère du PC.

Le montage a ensuite été réalisé quasiment instanément via le montage multicam proposé par la nouvelle version 2.0 de Premiere Pro : cf. Infos Pratiques. Ce film a permis à tous les membres présents de mieux connaître les avantages de notre vitrine internet. Il n'a pas manqué toutefois de rappeler une ancienne polémique sur l'affichage de nos montants de cotisation annuelle : le CAP figure en effet parmi les rares clubs audiovisuels à jouer la transparence sur le net à ce niveau. L'objectif du site étant de refléter au maximum la réalité du club, en détail et complète transparence : cela concerne en outre les modalités d'adhésion.

 

 

 

 

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